Chaque jour, notre fil d’actualité défile sans fin : violences, conflits, scandales, catastrophes, injustices… Les notifications s’enchaînent, les alertes tombent, et tout semble dire que le monde va mal. À force de voir défiler ces nouvelles sombres, on finit par croire que l’espérance n’a plus sa place. Comme si la nuit avait pris le contrôle de nos écrans et de nos cœurs.
Cette impression d’étouffement, les disciples d’Emmaüs la connaissaient déjà. Eux aussi avaient leur « fil d’actualité » intérieur : la mort de Jésus, l’échec apparent de leur espérance, la déception, la peur. Ils marchent, abattus, persuadés que tout est fini. Leur route ressemble à la nôtre quand les mauvaises nouvelles semblent plus fortes que la lumière.
Mais voilà : quelqu’un entre dans leur fil d’actualité.
Quelqu’un qui ne s’impose pas, mais qui marche avec eux.
Quelqu’un qui ouvre les Écritures comme on ouvre une fenêtre dans une pièce étouffante.
Quelqu’un qui, au geste du pain partagé, fait apparaître une nouvelle notification :
« Le Vivant est là. »



