Actes 2,14.22-33
Ps 15(16)
1Pierre 1,17-21
Luc 24, 13-35
«Avec Jésus, il faut garder espoir»
Chers frères et sœurs, l'expérience spirituelle des disciples d'Emmaüs peut être l'expérience de tout un chacun d'entre nous.
Voyez-vous, de Jérusalem à Emmaüs, c'est le chemin des retours tristes, des espoirs déçus. Il est encore celui de ceux qui se sentent perdus à cause d'un gros échec dans la vie, et qui parfois envisagent même d'en mettre un terme. C'est ce que ressentiront tous les amis de Jésus, représentés ici par nos deux compagnons d'Emmaüs.
En effet, voilà un peu plus de trois ans qu'ils se sont engagés à sa suite ; et tellement ils ont vu des signes et des prodiges qu'il réalisait, ils verront en lui le messie politique tant attendu, qui libérerait le peuple d'Israël. Mais alors grande sera leur désillusion et leur déception quand ils le verront mourir le vendredi saint, comme un vulgaire bandit. Tous ces espoirs fondés sur lui, se sont écroulés comme un château de cartes. Alors puisque tout est fini, ils retournent dans leur village, pour embrasser leur ancienne vie. Et la réponse qu'ils donnent à Jésus, quand ce dernier les rejoint sur la route et qu'il leur demande : «De quoi discutez-vous en chemin ?»(Lc 24,17), illustre bien ce sentiment d'échec, d'espoir perdu. Ils lui répondent : «Nous, nous espérions que c'était lui qui allait délivrer Israël»(Lc 24,21).

